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Les voies menant à la neutralité climatique, la mobilité intelligente et l’agriculture durable au menu des discussions entre parlementaires

La Commission européenne a donné le calendrier : d’ici 2030, les gaz à effet de serre devront être réduits de 55 pour cent par rapport à l’année de référence 1990, et non de 40 pour cent comme prévu initialement. C’est ce qu’a fait savoir tout récemment la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. L’annonce a été accueillie favorablement par Sylvia Kotting-Uhl, présidente de la commission de l’environnement, de la protection de la nature et de la sûreté nucléaire du Bundestag, ainsi que par Cem Özdemir, président de la commission des transports et des infrastructures numériques. Les deux députés écologistes seront, avec Alois Gerig (CDU), président de la commission de l’alimentation et de l’agriculture, les hôtes de la conférence des présidents des commissions de l’environnement, de l’énergie, des transports et de l’agriculture des parlements nationaux et du Parlement européen, qui se tiendra le lundi 5 octobre 2020 dans le cadre de la dimension parlementaire de la présidence du Conseil de l’UE. L’événement organisé en visioconférence et intitulé « Pacte vert et Politique agricole commune - Pour une Europe durable et neutre sur le plan climatique », sera diffusé en direct vidéo, à partir de 14h00, sur le site www.parleu2020.de.

Sylvia Kotting-Uhl : une protection du climat ambitieuse a besoin de parlementaires engagés

« Il est clair selon moi que durant son semestre de présidence du Conseil de l’UE, l’Allemagne doit plaider pour le soutien et la concrétisation des nouveaux objectifs européens de protection du climat », déclare Sylvia Kotting-Uhl à la veille de la conférence. Une protection du climat ambitieuse n’a pas seulement besoin des gouvernements dans les pays, mais aussi, pour faire les lois, de parlementaires engagés. L’élue écologiste espère « que l’on réussira, en tant que présidents des commissions qui sont essentielles pour cette transformation, à faire passer ensemble le message que nous faisons de l’objectif de la réduction de 55 pour cent des gaz à effets de serre dans l’UE à l’horizon 2030 notre propre objectif ».

Le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, présente le pacte vert pour l’Europe

Sylvia Kotting-Uhl animera la première session des travaux, intitulée : « Le pacte vert pour l’Europe : de nouveaux objectifs pour 2030 sur la voie de la neutralité climatique ». Le premier à prendre la parole sera Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne pour un pacte vert pour l’Europe. Les parlements ont à ses yeux un rôle important, comme il l’a exposé récemment dans le cadre de la réunion des présidents de la COSAC. Pour que les décisions du Conseil concernant la relance puissent être mises en œuvre, il faut que les parlements les ratifient, a déclaré le vice-président de la Commission, ajoutant qu’il était déjà évident avant la pandémie que l’Europe a besoin d’une nouvelle stratégie de croissance. C’est pour cela que le pacte vert a été lancé. La pandémie ouvre la possibilité pour l’Europe de restructurer son économie.

« La transformation ne peut pas attendre. Nous avons maintenant une chance unique », a souligné Frans Timmermans. Les moyens financiers mobilisés aujourd’hui doivent aussi être investis dans une économie d’avenir. Le pacte vert constitue dès lors la bonne voie, selon le vice-président de la Commission, qui s’est montré confiant : si l’Europe prend la tête du mouvement, le reste du monde suivra. Outre Frans Timmermans, Pascal Canfin, président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, interviendra également en ouverture du débat, ainsi que Michał Kurtyka, ministre du Climat de la République de Pologne.

Pour Cem Özdemir, le secteur des transports représente le test décisif

Cem Özdemir s’adressera aux participants sur le sujet de la mobilité durable et intelligente. Selon lui, la présidente von der Leyen a indiqué la bonne direction, « à savoir : protection du climat et technologies d’avenir ». Contrairement à d’autres secteurs, celui des transports n’a, à ce jour, presque rien fait pour la protection du climat, affirme le président de la commission des transports. Dans le même temps, l’Union européenne est le leader mondial de l’industrie automobile et de la mobilité. « Il en découle, à mes yeux, que le secteur des transports représente le test décisif qui permettra de dire si l’on parvient à relier avec succès l’économie et le climat en Europe - et c’est précisément cela, l’enjeu du pacte vert pour l’Europe », souligne Cem Özdemir, qui espère « un signal fort pour que l’Europe s’affirme davantage dans la compétition internationale pour la meilleure protection du climat ».

De la ferme à la table : un politique agricole durable

La deuxième partie de la réunion sera consacrée à la politique agricole, avec pour thème : « De la ferme à la table ». La discussion portera sur les nouveaux défis de la Politique agricole commune de l’UE (PAC) pour la période 2021-2027, « en tenant compte tout particulièrement de la production alimentaire durable ». Le président de la commission de l’agriculture, Alois Gerig, en sera le modérateur. Pour lui, la compatibilité à long terme entre la sécurité alimentaire mondiale et des systèmes écologiques intacts joue le plus grand rôle. De plus, selon Alois Gerig, aucun autre domaine politique de l’UE ou presque n’a acquis une dimension communautaire comparable à celle de la politique agricole. Et pourtant, c’est surtout en agriculture qu’il faut trouver des solutions spécifiques de terrain, « qui peuvent déjà changer d’un champ à l’autre », affirme l’élu de la CDU. Il faut donc laisser une marge à de telles solutions dans le cadre de la nouvelle PAC ou du pacte vert, « sans perdre le caractère communautaire ». En fin de compte, c’est « ce que nous avons en commun » qui fait la force de l’UE.

Alois Gerig veut empêcher les distorsions de concurrence entre les États membres.

Il partage le point de vue selon lequel la politique agricole doit devenir plus durable sur le plan écologique et plus neutre climatiquement. Mais il reste une question déterminante : « Qui va payer pour ces performances écologiques, qui représentent une charge supplémentaire pour nos agriculteurs, lesquels sont déjà soumis à une pression économique énorme ? »

Concernant la PAC, l’élu expert en questions agricoles ajoute : « Pour moi, il est particulièrement important d’empêcher les distorsions de concurrence entre les États membres ». Il voit d’un regard critique les politiques nationales en solitaire et les paiements couplés.

La ministre fédérale de l’Agriculture, Julia Klöckner, s’adresse aux députés

Des intervenants de premier plan introduiront la discussion animée par Alois Gerig. Outre la ministre fédérale allemande de l’Agriculture, Julia Klöckner (CDU), le commissaire européen à l’agriculture, Janusz Wojciechowski, et le président de la commission de l’agriculture et du développement rural, Norbert Lins, prendront la parole. (hau/30.09.2020)

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