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La délégation allemande veut élargir les compétences d’Europol

Rendre l’Europe plus sûre : tel est l’objectif déclaré d’Europol, l’autorité de l’Union européenne en matière de répression de la criminalité. Son siège est à La Haye, aux Pays-Bas ; elle soutient les 27 États membres de l’Union dans la lutte contre les formes graves de la criminalité internationale et du terrorisme. Pour ce faire, elle travaille aussi avec de nombreux pays partenaires en dehors de l’UE et avec des organisations internationales.

Depuis l’entrée en vigueur du règlement Europol, le contrôle politique des activités d’Europol incombe au Groupe de contrôle parlementaire conjoint, qui se compose de membres des parlements nationaux et du Parlement européen. Les députés qui en font partie se réunissent deux fois par an : dans le pays qui exerce la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre, et au Parlement européen, à Bruxelles, au deuxième semestre.

Diffusion en direct vidéo sur www.parleu2020.de

En cette période marquée par le coronavirus, « se réunir » n’est toutefois pas une chose facile, on le sait. La réunion des lundi 28 et mardi 29 septembre 2020 se tient donc sous le format désormais bien connu de la visioconférence – et peut être suivie en direct vidéo sur le site www.parleu2020.de. Les hôtes de la réunion sont les coprésidents du Groupe de contrôle parlementaire conjoint : Juan Fernandes Lopez Aguilar, président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, Susanne Mittag, députée du SPD au Bundestag et chef de la délégation du Bundestag au Groupe de contrôle parlementaire conjoint, et Boris Pistorius, ministre des Affaires intérieures du Land de Basse-Saxe et chef de la délégation du Bundesrat.

Pour Susanne Mittag, seule une architecture européenne commune de la sécurité peut apporter des réponses adéquates

Du point de vue de Susanne Mittag, les récentes évolutions de la criminalité durant la crise du coronavirus – la fraude à large échelle autour des équipements de protection, mais aussi l’augmentation de la cybercriminalité – ont tout particulièrement montré « combien une lutte transfrontière contre la criminalité est importante ». L’Europe doit déployer des efforts encore plus importants pour lutter contre ces délits, mais aussi contre la traite des êtres humains, la pédopornographie, le blanchiment d’argent, le terrorisme et l’extrémisme : c’est ce que réclame la députée du SPD au Bundestag à la veille de la réunion. « Seule une architecture européenne commune de la sécurité, en ordre de marche, peut apporter des réponses adéquates », selon Susanne Mittag.

Dans un passé récent, poursuit l’élue spécialisée dans les affaires de politique intérieure, l’analyse des données et connaissances par Europol ainsi que les actions en soutien aux États membres ont déjà été considérablement élargies. « Lors de cette réunion, nous voulons que notre présidence donne des impulsions pour poursuivre et consolider ce travail », annonce-t-elle.

Boris Pistorius plaide pour un service de police spécifiquement européen, « sorte de FBI européen »

Son homologue coprésident Boris Pistorius indique clairement vers où il faut aller : « Nous avons besoin d’un service de police spécifiquement européen, une sorte de FBI européen ». Le ministre des Affaires intérieures du Land de Basse-Saxe souhaite qu’Europol devienne une police européenne en réseau, forte et capable d’agir. « Elle doit encore mieux soutenir les autorités policières des États membres et coordonner la lutte internationale contre la criminalité. À moyen terme, elle doit aussi être dotée de compétences exécutives propres », ajoute l’élu du SPD. Compte tenu de l’évolution de la situation dans l’UE après le Brexit, il convient d’abandonner les stratégies individuelles au niveau national.

Espoir d’une bonne coopération policière avec la Grande-Bretagne même après le Brexit

S’agissant du Brexit, Susanne Mittag réclame qu’il soit permis à l’avenir à Europol de coopérer directement avec des opérateurs privés et même des pays tiers pour l’échange et l’exploitation de données, afin de lutter avec succès contre des menaces comme le terrorisme et, plus encore, l’extrême droite et la criminalité organisée. Les contributions de la Grande-Bretagne en matière d’acquisition et d’analyse des données sont à cet égard « très importantes ». Elle espère donc « que nous pourrons poursuivre notre bonne coopération policière même après le Brexit, même si c’est sur une autre base juridique, qu’il est d’ailleurs urgent d’élaborer ».

La directrice d’Europol, Catherine De Bolle, et le contrôleur européen de la protection des données, Wojciech Wiewiórowski, participent à la réunion de lundi

L’ordre du jour de la réunion du Groupe de contrôle parlementaire conjoint prévoit, le lundi à partir de 14h30, une discussion sur les activités d’Europol de mars à septembre 2020, avec une attention particulière pour la crise de la Covid-19. La discussion s’appuiera sur une présentation de Catherine De Bolle, directrice exécutive d’Europol, ainsi que sur le rapport du contrôleur européen de la protection des données, Wojciech Wiewiórowski. Ensuite, à partir de 15h30, la discussion portera sur le document de programmation d’Europol pour 2021 à 2023, avant d’aborder, à partir de 17h00, la lutte contre l’extrême droite et le terrorisme d’extrême droite.

Discours du ministre fédéral de l’Intérieur, Horst Seehofer, le mardi

Le mardi à partir de 10h00, le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, et la commissaire aux affaires intérieures, Ylva Johansson, tiendront tour à tour un discours sur le rôle futur d’Europol et les défis liés aux Brexit. Les trois coprésidents formuleront ensuite les remarques conclusives. (hau/23.09.2020)

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