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L'Europe dans la pandémie: Recherche et innovation pour un système de santé plus résilient

C’est LE sujet d’actualité. La pandémie de Covid-19 et les enseignements qui peuvent en être tirés pour la politique de la santé de l’UE et de ses États membres seront au programme de la conférence des présidents des commissions compétentes pour la santé, la recherche et les affaires numériques des parlements nationaux et du Parlement européen, le lundi 7 septembre 2020, à partir de 14 heures. Durant la deuxième partie de la réunion – à partir de 16h15 –, la discussion portera entre autres sur la manière dont on peut encore renforcer la recherche sanitaire dans l’UE et sur les domaines de recherche qui devraient être particulièrement soutenus au regard de la lutte contre le Covid-19 et les futures pandémies. Dans un cas comme dans l’autre, la question de savoir comment mieux utiliser les potentiels du numérique sera évoquée. Cette conférence s’inscrivant dans le cadre de la dimension parlementaire de la présidence du Conseil de l’UE est la deuxième à se tenir en visioconférence en raison de la pandémie.

À suivre en direct à partir de 14 heures sur www.parleu2020.de

Les hôtes de la conférence sont trois présidents de commission du Bundestag allemand : Erwin Rüddel (CDU), président de la commission de la santé ; Ernst Dieter Rossmann (SPD), président de la commission de l’éducation, de la recherche et de l’évaluation des répercussions technologiques ; et Manuel Höferlin (FDP), président de la commission de l’agenda numérique. La conférence des présidents, qui se tiendra en visioconférence – diffusée en direct à partir de 14 heures sur www.parleu2020.de –, verra se succéder six intervenants pour l’introduction à la discussion. L’orateur le plus éminent est certainement le professeur Christian Drosten, directeur de l’Institut de virologie de l’hôpital de la Charité, à Berlin, dont les interventions publiques ont été nombreuses ces derniers mois et ont donné lieu aux controverses. Alors que les uns l’ont présenté comme l’un des meilleurs scientifiques dont les découvertes et les contributions au débat ont permis à l’Allemagne de traverser relativement sans mal, jusqu’à présent, la crise du coronavirus, les autres le tiennent pour responsable des mesures de confinement, de la fermeture des écoles et de l’obligation de porter le masque.

Le célèbre virologue Christian Drosten tient l’un des exposés d’ouverture

Christian Drosten prendra la parole durant la deuxième partie de la conférence, avec un exposé intitulé « Coopération transfrontalière dans la recherche sur la santé et promotion de la recherche européenne en soutien à une résolution durable de la crise ». Jean-Eric Paquet, directeur général de la DG Recherche et Innovation de la Commission européenne, et Petra De Sutter, présidente de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs du Parlement européen, prendront également la parole en ouverture de la discussion. Celle-ci commencera à 16h15 et sera animée par Ernst Dieter Rossmann, élu SPD, spécialiste de la politique de la recherche.

Ernst Dieter Rossmann s’oppose aux « coupes dans les budgets des programmes de soutien à la recherche »

Comme il l’admet lui-même, Ernst Dieter Rossmann serait heureux « si, en tant que représentation des parlements nationaux, nous adressions un signal aux gouvernements des États membres et notamment si nous apportions notre soutien à nos collègues du Parlement européen dans les négociations sur le cadre financier pluriannuel ». Ils doivent tenir bon, poursuit-il, et s’opposer aux « coupes dans les budgets des programmes de soutien à la recherche » et d’échange entre le monde scientifique et celui de l’éducation, annoncées par certains gouvernements. En effet, « chaque euro investi dans la recherche, dans la science et dans un échange vivant au sein du parcours de formation des Européennes et des Européens produit un rendement multiple ». Cet investissement jette les bases d’une identité européenne renforcée, mais aussi d’une communauté scientifique consciente de ses responsabilités et en mesure de faire face à la concurrence internationale, souligne le président de la commission de la recherche.

Pour Erwin Rüddel, le système de santé peut tirer profit d’une collaboration plus étroite au sein de l’UE

La première partie de la conférence est intitulée « Solidarité et souveraineté : pour un système de santé plus résilient en Europe ». Après les propos d’introduction du vice-président du Bundestag, Thomas Oppermann (SPD), c’est le président de la commission de la santé, Erwin Rüddel (CDU), qui animera la discussion. La directrice générale adjointe de la DG Santé et sécurité alimentaire de la Commission européenne, Sandra Gallina, prendra la parole, de même que Peter Liese, membre de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen, et Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

À la veille de la conférence, le président de la commission de la santé souligne que « le système de santé, précisément, peut tirer profit d’une collaboration plus étroite au sein de l’UE et de la qualité accrue des soins qui en est le résultat ». Erwin Rüddel se félicite donc d’une collaboration européenne accrue, mais il ajoute : « Au regard des différences existantes, je considère que ce sont encore et toujours les parlements nationaux qui ont la responsabilité de concevoir les systèmes de santé de leur propre pays. »

Numérisation du système sanitaire

Compte tenu des différences entre systèmes, l’élu CDU estime qu’il est important de faire avancer la numérisation du système sanitaire, afin que les différents systèmes puissent mieux communiquer entre eux. Un exemple significatif de la valeur ajoutée d’une collaboration européenne renforcée est, de son point de vue, l’application de traçage Covid : « L’Allemagne en a développé une excellente variante, c’est ma conviction », estime Erwin Rüddel. Durant la période des vacances en particulier, « mais aussi de manière générale, dans une Europe qui ne fait plus qu’une », se pose la question de la compatibilité des différentes applications de traçage Covid, afin d’en garantir l’efficacité par-delà les frontières. « Une approche unique au sein de l’UE aurait été judicieuse sur ce point, afin d’optimiser l’utilité de cette application pour tous les citoyens dans la lutte contre la pandémie ».

Le dossier médical électronique suscite une grande préoccupation en termes de sécurité informatique et de protection des données

Lorsqu’il est question de numérisation, c’est Manuel Höferlin (FDP), président de la commission de l’agenda numérique, qui entre en jeu, et qui prend la parole sur le sujet. Il évoque le dossier médical électronique, qui sera introduit en Allemagne à partir de l’année prochaine. Selon le député, celui-ci suscite encore toujours une grande préoccupation en termes de sécurité informatique et de protection des données. Le président de la commission de l’agenda numérique plaide pour que l’on regarde ce qui se fait en Estonie, pays précurseur dans le domaine du numérique. « Il existe là-bas, depuis longtemps déjà, un système conforme à la protection des données et sûr, qui permet l’accès aux données en cas d’intérêt justifié, sans une gestion compliquée des autorisations, et qui sanctionne en conséquence toute utilisation abusive ». L’Allemagne devrait s’inspirer de ce système, selon l’élu FDP.

Document de revendication de députés européens

Parmi les intervenants à la discussion de la première partie de la conférence figure Manuel Pizarro, membre suppléant de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen. Il est co-auteur d’un document de revendication de plusieurs députés européens, dont Peter Liese et l’eurodéputée franco-grecque Chrysoula Zacharopoulou, sur la politique de la santé de l’UE dans le contexte de la pandémie. Entre autres revendications avancées, « nous avons besoin d’un mécanisme européen pour des mesures dans le domaine de la santé, afin d’être mieux préparés à tout type de crise sanitaire et de pouvoir mieux y réagir ensemble et de manière coordonnée. » La numérisation est également évoquée dans ce document de revendication en huit points. « Les solutions numériques de lutte contre la crise du coronavirus doivent être soutenues », comme on peut le lire dans le document. (hau/02.09.2020)