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Du Bélarus au Proche-Orient : la CIP PESC/PSDC se penche sur les foyers de crise

Les sujets importants ne feront certainement pas défaut lors de la conférence pour la Politique étrangère et de sécurité commune et la Politique de sécurité et de défense commune (CIP PESC/PSDC). Pour la réunion d’automne, dont le Bundestag allemand est l’hôte le vendredi 4 septembre, qui se tiendra en visioconférence – coronavirus oblige – et sera retransmise en direct à partir de 10h00 sur www.parleu2020.de, une durée de quatre heures a été prévue. « Pour traiter entièrement la liste de tous les sujets importants, la CIP devrait durer des semaines... », déclare Dietmar Nietan, député SPD au Bundestag et chef de la délégation allemande à la CIP. L’essentiel est cependant que la discussion se poursuive, ajoute-t-il. « Souvent, la CIP permet de créer de nouveaux points de contacts et de nouveaux canaux de discussion que l’on peut ensuite approfondir. »

Échange avec le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell

Dans la première partie de la conférence, les représentants des 27 parlements de l’UE auront une discussion avec Josep Borrell, haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Après l’ouverture des travaux de la conférence par Wolfgang Schäuble, président du Bundestag, Dietmar Nietan et David McAllister, président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, ce dernier sera le modérateur de la table ronde à partir de 10h30.

Lors d’une rencontre entre des représentants du Bundestag et le collège de la Commission européenne, début juillet, le haut représentant Borrell avait déjà exprimé clairement ses inquiétudes concernant les relations entre l’UE et la Turquie. Au vu des agissements de la Turquie en Syrie et en Méditerranée orientale, il existe des doutes quant au respect des droits humains, a-t-il affirmé. C’est une source de tensions dans le rapport avec le Turquie. Mais, comme il l’a également souligné, même si l’on est pleinement engagé en faveur des valeurs européennes, il s’agit d’empêcher « que l’on en arrive à une détérioration incontrôlée de nos relations avec la Turquie ». S’agissant du rapport avec les États-Unis, du point de vue du haut commissaire aux affaires étrangères, il convient toujours de rappeler que nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes objectifs. La coopération doit se poursuivre – peu importe le nom du président des États-Unis, a revendiqué Josep Borrell.

Bélarus, Russie, Proche-Orient, Balkans occidentaux et Chine

Le chef de la délégation allemande, Dietmar Nietan, considère lui aussi que ces sujets sont importants, et il en ajoute d’autres encore. « Nous nous pencherons certainement sur le Bélarus et la Russie. Le Proche-Orient est toujours à l’ordre du jour, de même que les Balkans occidentaux et les relations avec la Chine », affirme-t-il.

Dietmar Nietan salue les avancées dans le développement du Fonds européen de la défense

La deuxième partie de la conférence, à partir de 13h00, est intitulée « Les voies menant à l’Union de la défense – Réorientation stratégique de la politique de sécurité et de défense de l’UE ». Ronja Kempin, de l’Institut allemand pour la politique et la sécurité internationales (SWP) tiendra l’exposé d’introduction au débat, qui sera ensuite modéré par Dietmar Nietan. L’élu SPD, spécialiste de politique étrangère, se réjouit de voir « qu’il y a eu des avancées dans le développement du Fonds européen de la défense ». À titre personnel, il estime qu’une armée du parlement européenne serait appropriée. « Notre priorité va à la diplomatie et à une politique de paix, et c’est une bonne chose. Disposer en outre d’une armée européenne serait un pilier important de plus de notre politique commune de défense. » Il ne se fait toutefois pas d’illusions : une telle armée ne verra pas le jour de sitôt. « Le sujet reste cependant sur la table. Nous ne devons pas oublier que l’UE effectue déjà aujourd’hui de nombreuses missions civiles et militaires, et que les armées de nombreux États membres entretiennent déjà des coopérations étroites », rappelle le député.

Une armée européenne ne fait pas concurrence à l’OTAN

Fondamentalement, la mauvaise voie serait toutefois celle d’une armée européenne en concurrence avec l’OTAN, affirme-t-il avec conviction. Il ne peut y avoir rien d’autre qu’une politique compatible. Les États-Unis réclament un engagement propre plus fort de l’UE en matière de politique de sécurité et de défense – et cela ne date pas de la présidence de Donald Trump. Pour le chef de la délégation allemande à la conférence interparlementaire, « nous verrons après l’élection présidentielle américaine comment la coopération avec nos amis transatlantiques se poursuivra ». (Hau/28.08.2020)

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