Direkt zum Hauptinhalt springen Direkt zum Hauptmenü springen

Les parlements nationaux doivent maintenir le dialogue

Lors d’une visioconférence placée sous la présidence de Guido Wolf, président de la commission des questions de l’Union européenne du Bundesrat, et de Gunther Krichbaum, président de la commission des affaires de l’Union européenne du Bundestag allemand, des représentants des parlements nationaux ont débattu de la manière dont les conséquences de la pandémie de Covid-19 pourraient être mieux affrontées grâce au soutien de la présidence allemande du Conseil de l’UE. La connexion vidéo n’a pas toujours été sans heurts, ce qui n’a pas facilité la tâche des deux présidents de séance. Pourtant, même si « la technique ne nous a pas toujours été favorable », comme l’a formulé Guido Wolf, il était important de « maintenir le dialogue ». Rien en effet ne remplace une rencontre en présence physique, a commenté Gunther Krichbaum au regard du déroulement un peu chaotique de la conférence, en annonçant qu’il voulait tout faire pour que la prochaine réunion de la COSAC puisse avoir lieu à Berlin, dans le bâtiment du Reichstag – dans le respect des règles de distanciation, bien entendu.

Une décision historique pour le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a exposé les priorités de la présidence allemande du Conseil, en citant notamment l’adoption du cadre financier pluriannuel de l’UE, le Brexit, le dossier la migration, une « source de divisions » selon lui, et la transformation numérique.

S’agissant de la levée d’emprunts convenue au niveau de l’UE, Heiko Maas a parlé d’une « décision historique du Conseil européen ». L’Europe, selon lui, a apporté la preuve que, « lorsque l’enjeu est important, nous sommes capables de décider ensemble comment sortir de la crise de manière solidaire ». Les négociations ont été entamées fin août avec le Parlement européen, et elles ne sont pas faciles, d’après le ministre. « Nous voulons les conclure rapidement, afin que l’aide arrive rapidement elle aussi », a-t-il souligné.

Situation « inquiétante » autour du Brexit

Le chef de la diplomatie allemande a qualifié d’inquiétants les derniers développements en lien avec la sortie de l’UE de la Grande-Bretagne. Si les lois annoncées par le Premier ministre Johnson devaient entrer en vigueur, cela constituerait une violation du droit international. Le ministre a rappelé à l’égard du Royaume-Uni l’importance de la fiabilité. Concrètement, la fin de l’année pourrait déboucher sur un « No Deal ». On se prépare également à un tel scénario, même si l’on soutient le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, dans ses efforts pour parvenir encore à un accord. 

Un autre point important, selon Heiko Maas, est la transformation numérique. On doit arriver à consolider la souveraineté européenne dans ce domaine, précise-t-il. Quant à la migration, elle constitue un sujet difficile « car les positions des différents États membres sont très, très éloignées ». La présidence allemande du Conseil apporte son soutien à la Commission européenne, qui veut présenter dans la semaine des propositions pour faire face à la situation autour du camp de réfugiés de Moria. Elle soutient également l’organisation de la refonte de la politique européenne de l’asile et de la migration. 

Des sanctions contre ceux qui ont faussé les élections au Bélarus

Au sujet du Bélarus, le ministre des Affaires étrangères l’a souligné : « L’UE doit adopter une position très concrète ». On ne peut pas, poursuit-il, détourner le regard face à la fraude électorale et aux violations manifestes des droits humains. Dans un premier temps, des sanctions seront prises contre plus de 40 personnes dont il apparaît clairement qu’elles ont participé aux fraudes électorales et aux violations des droits humains, a annoncé le ministre. 

Dita Charanzová, vice-présidente du Parlement européen, s’est exprimée au sujet du plan de relance, « que tout un chacun appelle de ses vœux ». Selon elle, l’Europe peut sortir renforcée de la crise grâce à ce plan. Elle a attiré l’attention sur la participation du Parlement européen. Il faudrait cependant accorder encore plus de moyens aux domaines de la numérisation et de la santé, selon la vice-présidente. 

Le rôle des parlements dans la conférence sur l’avenir de l’Europe

Reinhold Lopatka, président de la commission des affaires européennes du Conseil national autrichien, a été le premier à prendre la parole dans le débat et a avancé une revendication déjà formulée par bon nombre de parlements nationaux : la conférence sur l’avenir de l’Europe doit produire des résultats substantiels et les parlements nationaux doivent avoir un droit de participation adéquat. Cette revendication a le soutien du ministre Heiko Maas. Tant la société civile que les parlements nationaux doivent, selon lui, jouer un rôle dans ce processus. Il espère qu’une entente en ce sens sera trouvée avec le Parlement européen et la Commission.

« Une chance unique » aux yeux de Frans Timmermans

Le vice-président exécutif de la Commission européenne pour un pacte vert pour l’Europe, Frans Timmermans, estime lui aussi que les parlements ont un rôle important. Pour que les décisions du Conseil concernant la relance puissent être mises en œuvre, il faut que les parlements les ratifient. Le vice-président de la Commission a ajouté qu’il était déjà évident avant la pandémie que l’Europe a besoin d’une nouvelle stratégie de croissance. C’est pour cela que le pacte vert a été lancé. La pandémie ouvre la possibilité pour l’Europe de restructurer son économie. « La transformation ne peut pas attendre. Nous avons maintenant une chance unique », a souligné Frans Timmermans.  Les moyens financiers mobilisés aujourd’hui doivent aussi être investis dans une économie d’avenir. Le pacte vert constitue dès lors la bonne voie, selon le vice-président de la Commission, qui s’est montré confiant : si l’Europe prend la tête du mouvement, le reste du monde suivra.

Une sortie du modèle basé sur le carbone recommandée pour les États des Balkans occidentaux

Frans Timmermans suggère aux pays candidats à l’adhésion dans les Balkans occidentaux de « s’aligner aussi étroitement que possible sur le pacte vert européen ». Ils devraient, si possible, poursuivre l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050, car c’est la direction que prend l’UE. Une sortie du modèle basé sur le carbone contribuerait à une dynamique positive dans le sens de l’intégration de ces pays à l’UE, souligne le vice-président de la Commission. 

Guido Wolf et Gunther Krichbaum tirent des conclusions positives

La discussion l’a montré : « nous pouvons être optimistes et confiants », a estimé en conclusion le président de la commission des questions de l’Union européenne du Bundesrat, Guido Wolf. Malgré des défis importants, l’Europe est sur une bonne voie. Il importe de parler d’une seule voix : « Alors seulement, nous serons capables de trouver des solutions convaincantes et efficaces ». 

Pour Gunther Krichbaum, il est important que « nous ne laissions personne sur le côté ». Les citoyens attendent que l’Europe propose des solutions pour les défis de notre époque, affirme le président de la commission des affaires européennes du Bundestag. (hau/14.09.2020)

03:00:35
Vidéo de la réunion des présidents de la COSAC

Retrouvez ici l’enregistrement vidéo de la conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC) du 14 septembre 2020 à Berlin.
Informations complémentaires ici.

Der­nières nou­velles