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Un espoir d’amélioration des relations transatlantiques pour la COSAC

L’élection de Joe Biden comme prochain président des États-Unis est accueillie avec soulagement par les responsables de la politique européenne des parlements nationaux et du Parlement européen. C’est ce qui est ressorti clairement du débat d’actualité intitulé « Nouveau départ pour les relations transatlantiques », qui s’est tenu dans le cadre de la réunion de la Conférence des organes parlementaires spécialisés dans les affaires de l’Union des parlements de l’Union européenne (COSAC), le 30 novembre 2020. Joe Biden porte l’espoir de plus de multilatéralisme, de fiabilité et d’une amélioration des relations transatlantiques, a-t-on reconnu de toutes parts. Les participants étaient cependant également d’accord pour observer que, dans un nouveau partenariat avec les États-Unis, l’Europe doit montrer son union et sa force.

Il n’y aura pas de retour à l’époque d’avant Donald Trump, a affirmé Dimitris Kairidis, vice-président de la commission des affaires de l’UE du Parlement grec. L’Europe, selon lui, doit s’émanciper. Le député belge Mark Demesmaeker a estimé qu’il n’était plus conforme à notre époque que les États-Unis assument à nouveau seuls le rôle du leader. L’UE doit saisir la chance historique de parvenir à une autonomie stratégique.

Un vent nouveau souffle dans les voiles des relations transatlantiques, selon la vice-présidente du Parlement européen

Dita Charanzová, vice-présidente du Parlement européen, perçoit grâce à l’élection de Joe Biden un « vent nouveau dans les voiles des relations transatlantiques ». Le changement de locataire de la Maison-Blanche offre la chance, dit-elle, de relancer la coopération. On a « plus que jamais » besoin de celle-ci. Le Parlement européen jouera un rôle important dans la formation de nouvelles alliances, a annoncé Dita Charanzová. Le président du Parlement, David-Maria Sassoli, a déjà invité Joe Biden à venir s’adresser au Parlement européen, a-t-elle ajouté.

La présidente de la Grande Commission du Parlement finlandais, Satu Hassi, a qualifié de positif le fait que la politique des États-Unis serait empreinte de fiabilité dans le futur. Cela garantit également « que le travail de sape de la coopération internationale ne sera pas poursuivi ». Pour Satu Hassi, l’information la plus importante est que le futur président américain se soit engagé à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les élections ont été équitables selon Reinhold Lopatka, observateur électoral aux États-Unis

Reinhold Lopatka, président de la sous-commission des affaires de l’Union européenne au Conseil national autrichien, s’est rendu aux États-Unis en tant qu’observateur électoral. Les élections se sont déroulées de manière équitable et ont débouché sur un résultat clair, a-t-il affirmé. Il y a actuellement deux sujets qui sont source d’espoir, selon Reinhold Lopatka. L’un concerne le vaccin contre le coronavirus, et l’autre le résultat des élections américaines.

Domagoj Milošević, du Parlement de Croatie, espère lui une coopération étroite avec la nouvelle administration américaine en ce qui concerne l’établissement de conditions concurrentielles équitables avec les entreprises chinoises. Les petites et moyennes entreprises européennes, en particulier, rencontrent actuellement des difficultés pour s’affirmer face aux entreprises chinoises, qui sont subventionnées par l’État et ne doivent pas se préoccuper de règles sur la protection des données ou des droits des travailleurs.

Une stratégie commune contre la concurrence déloyale

La demande d’Alessandro Giglio Vigna, membre de la Chambre des députés italienne, va dans le même sens. L’UE et les États-Unis doivent poursuivre selon lui une stratégie commune au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour lutter contre la concurrence déloyale.

Si le soulagement est général, d’aucuns ont aussi mis en garde contre un excès d’optimisme. Les voix en faveur du principe « America First » restent fortes aux États-Unis, a rappelé le député belge Mark Demesmaeker. Alessandro Giglio Vigna a souligné que déjà avant la présidence de Donald Trump, les États-Unis avaient sommé l’Europe de s’investir davantage pour sa propre défense et sa sécurité intérieure, et qu’ils continueraient à le faire dans le futur.

L’objectif des deux pour cent de dépenses pour la défense ne change pas, selon Gunther Krichbaum

Le président de la commission des affaires de l’Union européenne du Bundestag et animateur du débat d’actualité, Gunther Krichbaum, a observé que le résultat de l’élection américaine a été très majoritairement salué en Europe. Joe Biden a l’intention de réintégrer l’accord de Paris sur la protection du climat, ce qui est une très bonne nouvelle. Il est également permis à d’autres organisations internationales d’espérer à nouveau le soutien et la collaboration des États-Unis. En ce qui concerne l’OTAN, l’alliance de défense commune, Gunther Krichbaum a affirmé que les États membres s’étaient engagés à atteindre l’objectif des deux pour cent du PIB consacrés aux dépenses en matière de défense. Les démocrates et le futur président Joe Biden continueront de rappeler cet objectif : Gunther Krichbaum en a la conviction.

L’influence de Joe Biden sur les négociations du Brexit

En tant qu’animateur de la discussion, Gunther Krichbaum s’est aussi adressé à la délégation britannique, qui participait sans doute pour la dernière fois à une réunion de la COSAC, en demandant quelles conséquences le changement de président pouvait avoir pour les négociations du Brexit. Charles Kinnoull, président de la commission des affaires de l’UE de la Chambre des lords du Royaume-Uni, a souligné que Joe Biden, du fait de ses origines irlandaises, était très intéressé par le résultat des négociations. Cela ne changera toutefois pas fondamentalement, selon lui, le résultat des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni car Joe Biden « a du respect pour nos institutions et ne veut pas s’immiscer dans le processus ». Le député irlandais Neale Richmond partage le même avis : Joe Biden n’interviendra pas dans les négociations. La pression sur les négociateurs pour arriver à un accord sera néanmoins accrue. Joe Biden a en effet clairement fait savoir qu’il n’y aurait pas d’accord commercial entre les États-Unis et la Grande-Bretagne si les Britanniques ne respectaient pas leurs engagements découlant de l’accord sur le Brexit, a conclu le député irlandais.

La COSAC évoque les enseignements de la crise du coronavirus

Outre la relation transatlantique, la COSAC a également discuté de la pandémie de coronavirus lors de la session du lundi matin. Guido Wolf, président de la commission des questions de l’Union européenne du Bundesrat et animateur de la discussion, a souligné en ouverture ce qui agitait de nombreux députés sur ce sujet : « Nous devons être attentifs à ce que les parlements ne passent pas au second plan dans cette crise ». Les mesures qui entraînent des restrictions des libertés durant la crise, précisément, doivent être soumises au débat parlementaire. La participation des parlements doit dès lors être garantie. Une meilleure coordination européenne dans la lutte contre la pandémie est toutefois nécessaire également entre les États membres et les institutions européennes. Une chose en effet est évidente selon Guido Wolf : « La propagation du virus ne s’arrête pas aux frontières nationales ».

Toutes les compétences ne doivent pas être confiées à l’UE, selon la directrice de l’ECDC

Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), a souligné devant les délégués que les chiffres actuels de la pandémie étaient à un niveau très élevés, même si un léger recul est observé. Une source d’inquiétude est le taux important d’occupation des lits de soins intensifs dans les hôpitaux. Dans de nombreux pays, il n’y a plus aucune marge de manœuvre, a-t-elle ajouté.

L’ECDC coopère étroitement avec les autorités sanitaires nationales, et il élabore un système d’alerte précoce en cas de pandémie. Pour certains États membres, la transmission de données épidémiologiques complètes et fiables constitue encore un défi, affirme Andrea Ammon. S’agissant de la répartition des compétences, la directrice de l’ECDC a expliqué qu’il n’était pas question de rediriger toutes les compétences vers l’UE. « Nous voyons que la pandémie est aussi une réalité locale et que des connaissances locales sont également nécessaires », déclare-t-elle.

Une meilleure interconnexion numérique entre autorités sanitaires

Les membres de la COSAC, pour leur part, réclament une meilleure interconnexion numérique entre les autorités sanitaires. Ils ont souligné en outre les difficultés en matière de dépistage et de traçage, et rappelé la nécessité d’harmoniser les règles concernant les voyages au sein de l’UE. De nombreux parlementaires se sont aussi exprimés en faveur d’un renforcement de l’ECDC.

Pour le secrétaire d’État à la Santé Thomas Gebhart, la coopération doit apporter une valeur ajoutée

Thomas Gebhart, secrétaire d’État parlementaire auprès du ministère fédéral de la Santé, se dit à l’écoute des exigences exprimées, mais souligne également qu’un tel renforcement doit être accompagné d’un financement adéquat. Il ne faut pas perdre de vue non plus la répartition de base des compétences en matière de politique de la santé entre l’UE et les États membres. « La politique de la santé relève de la compétence des États membres », rappelle Thomas Gebhart. Il est nécessaire de discuter des domaines dans lesquels la coopération pourrait être étendue afin de générer une valeur ajoutée pour tous. « Telle est la mission qui est devant nous », a conclu le représentant du gouvernement. (hau/01.12.2020)

Vous trouverez ici le compte rendu de la session III.

Vous trouverez ici le compte rendu de la session IV.

Vous trouverez ici le compte rendu de la session V.

Vidéos de la réunion virtuelle de la Conférence des or­ganes par­le­men­taires spé­cia­li­sés dans les af­faires de l’Union des par­le­ments de l’Union eu­ro­pé­enne les 30.11.2020 et 01.12.2020

00:05:31

Film de la COSAC virtuelle

Retrouvez ici en bref les thèmes principaux de la réunion virtuelle de la Conférence des or­ganes par­le­men­taires spé­cia­li­sés dans les af­faires de l’Union des par­le­ments de l’Union eu­ro­pé­enne (COSAC), or­ga­ni­sée par le Bun­des­tag al­lemand en co­opéra­tion avec le Bun­des­rat du 30 Novembre et du 1er décembre 2020

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  • Type de média Vidéo
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Vidéos de la réunion virtuelle de la Conférence des or­ganes par­le­men­taires spé­cia­li­sés dans les af­faires de l’Union des par­le­ments de l’Union eu­ro­pé­enne

00:05:31

Film de la COSAC virtuelle

00:00:57

Gunther Krichbaum lors de la con­fé­rence « COSAC virtuelle »

00:01:38

Thomas Hacker lors de la con­fé­rence « COSAC virtuelle »

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