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Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, et le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, invités à la réunion des présidents de la COSAC

Pour la deuxième fois consécutive, les présidents des commissions des affaires européennes des parlements des États membres de l’UE et du Parlement européen devront renoncer aux poignées de mains et embrassades lors de leur échange de vues. En juin déjà, leur voyage à Zagreb a été annulé – et ce lundi 14 septembre 2020 également, le rendez-vous des parlementaires n’aura pas lieu comme prévu au Bundesrat à Berlin. « Nous aurions volontiers voulu vous accueillir personnellement à Berlin, mais les restrictions liées à la pandémie de coronavirus ne le permettent malheureusement pas encore », écrivent dans leur invitation les deux hôtes de la réunion, Gunther Krichbaum, président de la commission des affaires européennes du Bundestag, et Guido Wolf, président de la commission des questions de l’Union européenne du Bundesrat.

On peut toutefois s’attendre à un débat vivant, qui sera diffusé en direct à partir de 10h00 sur le site www.parleu2020.de/fr. Dans la première partie de la réunion, à partir de 10h30, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, expliquera en ouverture de débat les priorités de la présidence allemande du Conseil. Après la pause, à partir de 11h45, c’est Frans Timmermans, vice-président de la Commission pour un pacte vert pour l’Europe, qui prendra la parole.

Frans Timmermans : « Le pacte vert pour l’Europe reste notre feuille de route »

Lors de la rencontre entre les principaux représentants du Bundestag et le collège de la Commission européenne, début juillet, Frans Timmermans avait déjà indiqué clairement vers quoi, du point de vue de la Commission, l’on doit se diriger : la sortie des modes de production du passé, aux émissions de CO2 intensives, pour aller vers une économie durable, verte, numérique et résiliente. « Le pacte vert pour l’Europe reste notre feuille de route, notre stratégie », a souligné le vice-président de la Commission. De nombreuses initiatives et stratégies en ce sens ont déjà été adoptées, dans les domaines de l’économie circulaire, de la biodiversité, mais aussi sur le thème de l’hydrogène. « Le rôle de leader de la présidence allemande du Conseil sera déterminant si l’on veut faire avancer le pacte vert dans les prochains mois, notamment dans la perspective de l’adoption de la loi européenne sur le climat et de la révision à la hausse de l’objectif climatique pour 2030 », a déclaré Frans Timmermans. Aussi ambitieux que soient les objectifs qui doivent permettre à l’Europe de sortir renforcée de la crise du coronavirus, une chose ne doit cependant pas être oubliée : « Nous devons prouver que le pacte vert est aussi durable socialement », a affirmé le vice-président.

Guido Wolf : la COSAC veut « accompagner de manière constructive et efficace » la présidence allemande du Conseil de l’UE

Pour Guido Wolf, ministre de la Justice et de l’Europe du Land de Bade-Wurtemberg, l’Europe fait face à des défis énormes. « En tant qu’hôtes de la COSAC, nous tenons particulièrement à ce que les parlements nationaux accompagnent de manière constructive et efficace le travail de la présidence allemande du Conseil de l’UE », déclare le président de la commission des questions de l’Union européenne au Bundesrat. Lors de l’échange avec le vice-président Timmermans, la COSAC évoquera la question de savoir « comment l’économie européenne doit être remise en marche après la crise du coronavirus ». Selon Guido Wolf, on abordera dans ce contexte le budget de l’UE et le nouvel instrument de relance, « et naturellement aussi la question de savoir comment les ressources financières de l’UE pourront être affectées judicieusement et dans une optique d’avenir ». Il s’agira aussi d’identifier les parcours et scénarios qui permettront à l’UE de mieux répondre aux situations de crise à l’avenir.

Gunther Krichbaum réclame un accord rapide sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027

Les conséquences multiples de la pandémie ne peuvent être affrontées qu’« ensemble, dans un esprit solidaire » : c’est ce que souligne Gunther Krichbaum. « Notre préoccupation centrale, c’est un accord aussi rapide que possible sur le cadre financier pluriannuel pour les années 2021 à 2027 et sur le plan de relance ‘Next Generation EU’, afin d’entamer rapidement la redynamisation de l’économie européenne », déclare le président de la commission des affaires européennes du Bundestag. Un autre sujet important est la préparation de la « conférence sur l’avenir de l’Europe ». La COSAC suit de très près ce processus depuis le début et demande « que les parlements nationaux puissent, à côté du Parlement européen, participer également à la conférence, à égalité de droits ». Lors de la rencontre de début juillet, Gunther Krichbaum avait expliqué le motif de cette revendication : il ne peut être définitivement exclu qu’il y ait des modifications des traités. Au plus tard à ce moment, on aura alors besoin des parlementaires nationaux pour expliquer dans les régions et les circonscriptions les résultats de la conférence.

Analyser les points de faiblesse des systèmes sanitaires nationaux

En ce qui concerne les enseignements de la crise, la discussion à venir des présidents de commission ne peut être qu’une première étape, selon l’élu de la CDU, « car nous ne sommes pas encore venus à bout de cette pandémie ». La question abordée – comment l’Europe peut être mieux armée pour de possibles futures pandémies – a de nombreuses facettes. « Nous devons pour cela analyser très finement où ont été les points de faiblesse dans les systèmes sanitaires nationaux au printemps, et dans quels domaines il faut davantage de coopération européenne », demande le député. (hau/09.09.2020)

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