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Les secrétaires généraux préparent la conférence des présidents des parlements de l’Union européenne

Afin de préparer la conférence des présidentes et présidents des parlements de l’UE, qui aura lieu le 10 mai 2021, les secrétaires générales et secrétaires généraux des parlements des États membres de l’Union européenne et du Parlement européen se retrouveront – virtuellement, bien entendu – le 29 mars 2021. Ils souhaitent échanger, notamment, sur l’avancée de la numérisation des parlements, sur l’importance que revêt la cybersécurité et sur le rôle que les visioconférences peuvent jouer à l’avenir pour la coopération interparlementaire. La réunion se tiendra sur une journée, à l’invitation de la secrétaire générale du Bundesrat, Ute Rettler, et du secrétaire général du Bundestag allemand, Lorenz Müller ; le sujet de la prise en compte de la protection du climat et de la durabilité dans le fonctionnement des parlements y sera également abordé. 

Le secrétaire général de l’Assembleia da República portugaise, Albino de Azevedo Soares, rendra compte de la dimension parlementaire de la présidence portugaise du Conseil de l’UE. En tant que membre de la troïka – avec l’Allemagne et la Slovénie –, le Portugal a succédé à l’Allemagne à la présidence du Conseil pour le premier semestre 2021 ; il sera suivi par la Slovénie à partir du 1er juillet. 

Débat sur le rapport annuel IPEX

La plateforme IPEX (Interparliamentary EU Information Exchange) sera également évoquée. L’objectif d’IPEX est de promouvoir la coopération entre les parlements nationaux des États membres de l’UE, le Parlement européen et les pays candidats à l’adhésion. IPEX est utilisé par 39 assemblées issues de 27 parlements nationaux et du Parlement européen. Elles y échangent dans une base de données des informations relatives aux sujets de politique européenne et à l’examen parlementaire des affaires de l’UE. Cette base de données est accessible librement et constitue donc une source d’informations également pour le public intéressé ou les chercheurs. Outre la base de données, IPEX représente également un réseau au sein duquel les correspondants IPEX des différents parlements nationaux de l’UE peuvent échanger. Maija-Leena Paavola, secrétaire générale de l’Eduskunta finlandaise, interviendra en ouverture de la discussion sur le rapport annuel IPEX. Le parlement finlandais cédera au Bundestag et au Bundesrat la présidence annuelle du Conseil d’IPEX à l’issue de la conférence des présidentes et présidents des parlements.

Pour son secrétaire général, le Bundestag est « sur une bonne voie » en matière de numérisation 

Le secrétaire général du Parlement européen, Klaus Welle, mais aussi la secrétaire générale du Bundesrat, Ute Rettler, et son homologue du Bundestag, Lorenz Müller, prendront la parole sur les sujets de la numérisation, de la cybersécurité et des visioconférences. « La numérisation est déterminante », souligne Lorenz Müller en amont de la conférence. Cela se voit aussi – et de façon particulièrement nette, selon lui – dans la pandémie due au coronavirus. Le Bundestag est à ses yeux sur une bonne voie dans ce domaine. « L’administration a maintenu sa capacité de fonctionnement et bon nombre de collaboratrices et de collaborateurs sont en télétravail », affirme leur chef. 

Lorenz Müller en est convaincu : de nombreux parlements auront davantage recours aux formes de travail et procédures de vote numériques. « La sécurité des données est d’autant plus importante », souligne-t-il. Les attaques de hackers sont un danger réel pour les démocraties et leurs institutions. Le Bundestag lui aussi n’a pas échappé à de telles attaques. « Nous savons combien il est difficile de garantir le plus largement possible la sécurité des données. Cette mission est toutefois indispensable, compte tenu du grand potentiel de menace », affirme le secrétaire général du Bundestag allemand.

Pour la secrétaire générale du Bundesrat, les parlements ont des exigences spécifiques en matière de sécurité et de transparence

Ute Rettler, secrétaire générale du Bundesrat, voit les choses de la même manière. Les parlements ont selon elle des exigences tout à fait spécifiques en matière de sécurité et de transparence. « Ils sont le lieu où se font les lois, et ce travail législatif doit être conforme aux exigences de la Constitution et des règlements », déclare Ute Rettler. Elle regrette qu’une réunion en présence physique à Berlin soit rendue impossible par les restrictions liées à la pandémie, mais elle souligne aussitôt : « Aujourd’hui, nous nous sommes non seulement habitués aux formats virtuels des visioconférences, mais nous avons aussi tiré une série d’enseignements durant la présidence allemande du Conseil. »

Pour Lorenz Müller, les rencontres physiques sont irremplaçables à maints égards

Il faudra voir si les visioconférences deviendront la norme pour la coopération interparlementaire également après la pandémie. « Elles ont certainement de nombreux avantages. Mais les rencontres physiques sont irremplaçables à maints égards », estime le secrétaire général du Bundestag. Le contact est différent lorsque l’on peut regarder son interlocutrice ou son interlocuteur dans les yeux et lorsque l’on peut discuter en marge des rencontres officielles. 

Durabilité et compatibilité environnementale dans le fonctionnement des parlements

Les participants à la conférence entendent également aborder le sujet de la durabilité et de la compatibilité environnementale dans le fonctionnement des parlements. Claes Mårtensson, secrétaire général adjoint du Riksdag suédois, interviendra sur ce sujet. La secrétaire générale du Bundesrat, Ute Rettler, est consciente que les sujets de la durabilité et de la protection du climat n’ont pas perdu en importance, même si la présidence allemande du Conseil de l’UE a été marquée presque entièrement par la pandémie de Covid-19. On l’observe à grande échelle, « si l’on pense au Pacte vert de l’UE », mais aussi à une échelle supposée plus petite, « si l’on pense aux exigences de la protection du climat et de la durabilité dans le fonctionnement des parlements ». 

Un défi pour la réalisation de la nouvelle aile du bâtiment du Bundesrat

Les bâtiments, les infrastructures ou même le parc automobile des parlements de l’UE doivent répondre aux exigences du développement durable, selon Ute Rettler. Elle se dit impatiente d’entendre « ce que nos collègues des autres parlements auront à dire sur cette question ». Concernant le Bundesrat, il s’agit également selon sa secrétaire générale d’un défi très concret dans la réalisation de la nouvelle aile du bâtiment, le long de la Leipziger Straße à Berlin.

Le secrétaire général du Bundestag allemand, Lorenz Müller, reste lui aussi attentif à cette thématique. La protection du climat et une gestion durable revêtent à ses yeux une importance cruciale pour le futur de notre planète. « Les institutions européennes – et à leur tête, le Parlement européen – mais aussi les parlements des États membres doivent donner ici le bon exemple », réclame-t-il. (hau/24.03.2021)

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